Posted by mandoline on Dec 4, 2008 in
Citations,
Spiritualité
“ Les anciens rois qui voulaient faire resplendir leur resplendissante vertu sous le ciel, d’abord gouvernaient leur pays, voulant gouverner leur pays, d’abord ils veillaient à leur maison; voulant veiller à leur maison, d’abord ils se réglaient eux-mêmes; voulant se régler eux-mêmes, d’abord ils rectifiaient leur cœur; voulant rectifier leur cœur, d’abord ils rendaient sincère leur pensée; voulant rendre sincère leur pensée, d’abord ils portaient au maximum leur connaissance. Porter au maximum sa connaissance, c’est atteindre les choses, quand ils avaient atteint les choses, alors leur connaissance était portée au maximum; leur connaissance étant portée au maximum, alors leur pensée était rendue sincère, leur pensée étant rendue sincère; alors leur cœur était correct; leur cœur étant correct, alors ils se réglaient eux-mêmes; eux-mêmes étant devenus conformes à la règle, alors ils veillaient à leur maison; ayant veillé à leur maison, alors ils gouvernaient leur pays; leur pays étant gouverné, alors ce qui est sous le ciel se trouvait en paix. ”
Le Ta hio (la Grande Étude), est imputé à Tseu Sseu, descendant de Confucius.
Posted by mandoline on Oct 29, 2008 in
Spiritualité

(Instructions pour bien mener votre vie) Ca sonne moraliste, mais c’est tellement simpliste, tellement réaliste…
1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.
3. Suivez les trois « R » : — Respect de soi-même.
— Respect des autres
— Responsabilité de ses actes.
4. Souvenez-vous que de ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
6. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.
7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
8.Passez un peu de temps seul chaque jour.
9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.
10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.
11. Vivez votre vie d’une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.
12. Un foyer aimant est la fondation de votre vie.
13. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.
14. Partagez votre savoir. C’est une manière d’atteindre l’immortalité.
15. Soyez tendre avec la Terre.
16. Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé.
17. Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l’amour que chacun porte à l’autre dépasse le besoin que vous avez de l’autre.
18. Jugez vos succès d’après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.
19. Approchez l’amour et la cuisine avec un abandon insouciant.
Bonne Réflexion !
Posted by mandoline on Oct 21, 2008 in
Personnalité
Savez-vous de quel arbre vous provenez?
Recherchez votre date de naissance dans la liste qui suit et vous trouverez votre arbre.
Un petit jeu amusant qui saura vous surprendre par la justesse de ses propos et qui s’inspire de l’astrologie celtique
Toi Poulet, tu en as plein le dos
23 déc. au 01 janv.______ – Pommier
02 janv. au 11 janv._____ – Sapin
12 janv. au 24 janv._____ – Orme
25 janv. au 03 févr._____ – Cyprès
04 févr. au 8 févr.______ – Peuplier
09 févr. au 18 févr._____ – Cèdre
19 févr. au 28 févr._____ – Pin
01 mars au 10 mars_____ – Saule pleureur
11 mars au 20 mars_____ – Tilleul
21 mars_______________ – Chêne
22 mars au 31 mars_____ – Noisetier
01 avr. au 10 avr._______ – Cormier
11 avr. au 20 avr._______ – Érable
21 avr. au 30 avr._______ – Noyer
01 mai au 14 mai_______ – Peuplier
15 mai au 24 mai_______ – Châtaignier
25 mai au 03 juin_______ – Frêne
04 juin au 13 juin_______ – Charme de la Caroline
14 juin au 23 juin_______ – Figuier
24 juin_______________ – Bouleau
25 juin au 04 juill.______ – Pommier
05 juill. au 14 juill.______ – Sapin
15 juill. au 25 juill.______ – Orme
26 juill. au 04 août______ – Cyprès
05 août au 13 août______ – Peuplier
14 août au 23 août______ – Cèdre
24 août au 02 sept.______ – Pin
03 sept. au 12 sept._____ – Saule pleureur
13 sept. au 22 sept._____ – Tilleul
23 sept._______________ – Olivier
24 sept. au 03 oct.______ – Noisetier
04 oct. au 13 oct._______ – Cormier
14 oct. au 23 oct._______ – Érable
24 oct. au 11 nov.______ – Noyer
12 nov. au 21 nov.______ – Châtaignier
22 nov. au 01 déc.______ – Frêne
02 déc. au 11 déc.______ – Charme de la Caroline
12 déc. au 21 déc.______ – Figuier
22 déc._______________ – Hêtre
BOULEAU (l’inspiration) – enjoué, séduisant, élégant, amical, sans prétention, modeste, n’aime pas les excès, a en horreur la vulgarité, aime la vie dans la nature et le calme, n’est pas très passionné, regorge d’imagination, a peu d’ambition, créé une atmosphère calme et satisfaisante.
CEDRE (la confiance) – D’une rare beauté, sait s’adapter, aime le luxe, jouit d’une bonne santé, loin d’être timide, a tendance à regarder les autres de haut, est sur de lui, déterminé, impatient, aime impressionner les autres, a de nombreux talents, travailleur, d’un optimisme sain, attendra son seul vrai amour, et est capable de prendre des décisions rapidement.
CHARME DE LA CAROLINE (le bon goût) – D’une beauté affranchissante, fait attention à son apparence et à sa condition physique, fait preuve de bon goût, n’est pas égoïste, fait en sorte que sa vie soit aussi confortable que possible, mène une vie raisonnable et disciplinée, recherche la gentillesse et la reconnaissance chez un partenaire de vie, rêve d’amants exceptionnels, est quelquefois heureux de ses sentiments, a peu confiance dans la plupart des gens, n’est jamais certain de ses décisions, est très consciencieux.
CHATAIGNIER (l’honnêteté) – D’une beauté peu commune, ne veut pas impressionner, a un sens de la justice très développé, peu diplomate, s’irrite facilement et est souvent blessé en société en raison de son manque d’estime de lui, quelquefois donne l’impression d’être supérieur, a l’impression de ne pas être compris, n’aime qu’une fois, peut avoir des difficultés à trouver un partenaire.
CHENE (le brave) – De nature robuste, courageux, fort, implacable, indépendant, raisonnable, n’aime pas le changement, aime garder les pieds sur terre, est une personne d’action.
CORMIER (la délicatesse) – Plein de charme, enjoué, talentueux sans être égoïste aime attirer l’attention, adore la vie, le mouvement, l’agitation et même les complications, est à la fois dépendant et indépendant, fait preuve de bon goût, est artistique, passionné, émotif, est de bonne compagnie, mais ne pardonne pas.
CYPRES (la fidélité) – Fort, musclé, adaptable, prend ce que la vie a à offrir, content, optimiste, a soif d’argent et de reconnaissance, déteste la solitude, amant passionné qui ne peut être satisfait, est fidèle, s’emporte facilement, est indiscipliné, pendant et négligent.
ÉRABLE (l’indépendance d’esprit) – Sort de l’ordinaire, débordant d’imagination et d’originalité, timide et réservé, ambitieux, fier, sûr de lui, désire ardemment vivre de nouvelles expériences, est quelquefois nerveux, possède plusieurs complexités, a une bonne mémoire, apprend facilement, a une vie amoureuse compliquée, désire impressionner.
FIGUIER (la sensibilité) – Très fort, un peu entêté, indépendant, ne tolère pas les contradictions ou les controverses, adore la vie, sa famille, les enfants et les animaux, un peu volage en société, a un bon sens de l’humour, aime l’oisiveté et la paresse, possède des talents et une intelligence pratiques.
FRENE (l’ambition) – Très séduisant, vif, impulsif, exigeant, ne se préoccupe pas des critiques, ambitieux, intelligent, talentueux, aime jouer avec le destin, peut être narcissique, très fiable et digne de confiance, amant fidèle et prudent, laisse quelquefois sa tête avoir le pas sur son cœur, mais prend le couple très au sérieux.
HETRE (le créatif) – Fait preuve de bon goût, s’inquiète de son apparence, matérialiste, démontre un bon sens de l’organisation en ce qui concerne sa vie et sa carrière, est économe, bon dirigeant, raisonnable, ne prend pas de risques inutiles, excellent compagnon de vie, se passionne pour tout ce qui permet de garder la forme (diètes, sports, etc…).
NOISETIER (l’extraordinaire) – Charmant, peu exigeant, très compréhensif, sait comment faire bonne impression, ardent défenseur des causes sociales, populaire, d’humeur changeante, est un amant capricieux, honnête, un partenaire tolérant, possède un sens précis du jugement.
NOYER (la passion) – Implacable, surprenant et plein de contrastes, souvent narcissique, peut démontrer de l’agressivité, est généreux, de vastes horizons s’ouvrent à lui, peut avoir des réactions inattendues, est spontané, fait preuve d’une ambition sans limite, aucune flexibilité, est un partenaire difficile et peu commun, n’est pas toujours aimé mais est souvent admire, stratège hors pair, très jaloux et passionné, ne fait aucun compromis.
OLIVIER (la sagesse) – Aime le soleil, la chaleur et les doux sentiments, équilibré, évite les agressions et la violence, tolérant, enjoué, calme, possède un sens de la justice bien développé, sensible, emphatique, n’éprouve pas de jalousie, aime lire et aime être entouré de gens sophistiqués.
ORME (la générosité) – De forme plaisante, porte des vêtements élégants, a des exigences modestes, a tendance à ne pas pardonner les erreurs, enjoué, aime mener mais n’aime pas obéir, partenaire fidèle, aime prendre des décisions pour les autres, généreux, a un bon sens de l’humour, est pratique.
PEUPLIER (l’incertitude) – Très décoratif, n’a pas beaucoup confiance en lui, courageux seulement lorsque nécessaire, a besoin d’être entouré de personnes plaisantes et de bonne volonté, très sélectif, souvent solitaire, peut éprouver une grande animosité, possède une nature artistique, est un organisateur, a un penchant pour la philosophie, fiable dans toutes les situations, le couple est très important pour lui.
PIN (le particulier) – Adore être entouré de gens agréables, très robuste, sait comment rendre la vie confortable, est très actif, naturel, un bon compagnon, rarement amical, devient facilement amoureux, mais sa passion s’éteint vite, renonce facilement, tout est matière aux déceptions jusqu’à ce qu’il rencontre son idéal, est digne de confiance et pratique.
POMMIER (l’amour) – Frêle possède beaucoup de charme, a un bon pouvoir de séduction et d’attraction, a une aura plaisante, aime flirter, est aventureux, sensible, toujours en amour, veut aimer et être aimé, partenaire tendre et fidèle, est très généreux, a des talents scientifiques, ne vit que pour aujourd’hui, est un philosophe insouciant et imaginatif.
SAPIN (le mystérieux) – Fait preuve d’un goût extraordinaire, est digne, sophistique, adore tout ce qui est beau, est d’humeur changeante, entêté, a une tendance à l’égoïsme, mais est attentif aux personnes qui sont proches de lui, est plutôt modeste, très ambitieux, talentueux, travailleur, un amant insatisfait, a plusieurs amis, plusieurs ennemis, on peut compter sur lui.
SAULE PLEUREUR (la mélancolie) – Beau mais plein de mélancolie, séduisant, très emphatique, aime tout ce qui est beau et de bon goût, aime voyager, est rêveur, agité, capricieux, honnête, peut être influencé mais il n’est pas facile à vivre, exigeant, bonne intuition, souffre en amour mais trouve quelquefois un partenaire qui lui sert de point d’ancrage.
TILLEUL (le doute) – Accepte calmement les leçons parfois difficiles que lui impose la vie, déteste la bagarre, le stress et le travail, n’aime pas la paresse et l’inaction, est doux et se laisse fléchir facilement, fait des sacrifices pour ses amis, a plusieurs talents mais n’a pas la ténacité nécessaire pour les développer, se plaint et gémit souvent, est très jaloux mais est aussi loyal.
Posted by mandoline on Oct 17, 2008 in
Actualité,
Assumer ses choix
Je suis arrivée ici comme un cheveu sur la soupe. On ne s’attendait pas à ce que je formatte les légumes entre les nouilles du gouvernement… J’ai pris mon trou, ça l’air que c’est de même qui faut qu’on vive en bon humain….
….les 2 pieds sur le bord d’y rester…
J’ai laissé une ville derrière moi, sur le bord de laisser son apparence de ferme se transformer en quelquechose de plus saint, de plus zen…. Une ville aux sonorités comme le mois de janvier… Elle nous manque, vous savez….
Je suis revenue ici, en cette ville des Patriotes qui fut, oh jadis brulée, parce qu’on avait tenté de la corrompre, de la désosser de ses ambitions, comme de ses actions pour mener à bien notre tâche…
Celle de nous rassembler et de vivre en harmonie…
Le constat fut fracassant…
Des batailles, des bleus, des heurts, des mots durs comme un coin de foyer en céramique. Des mots sur lesquels vaudraient mieux ne jamais permettre à coco de grimper, y mettre une barrière, que dis-je, un voile, des mots comme ”Si je prend ce collier là et que je le met sur mon poignet comme ça, ça va devenir un point américain’‘.
Pis la t’enrage.
Parce que Tes flos, Personne va y toucher (Encore moins le transfert de la main d’un autre adulte jusqu’aux douillettes joues ou pire encore, jusqu’à faire le tour de la sphère du cou de ta raison de vivre).
C’est pas vrai que la vie que tu as maintenant et celle que tu auras encore probablement demain, à te lever à 6 heures pour t’assurer que les 4 groupes alimentaires du bonheur fasse bon ouvrage jusqu’à ce que petit d’homme revienne te dire je t’aime lorsque tu iras le prendre à l’école, se verra chimie-alien-isés par des souillures et des lacunes de microbes comme celles que l’on retrouve sur les billets qui permettraient d’empêcher tout ce branle-bas-de-combat…
C’est pas vrai que je vais accepter de regarder la peur dans le regard de mes enfants et ne rien faire.
C’est pas vrai que je vais accrocher cette médaille de ”L’enfant Pacifique” au mur et laisser naivement le soleil gambader parmi les loups…
C’est pas vrai monsieur Harper que vous allez nous laisser tomber comme ça….
Parce que je vous le dis,
Avec un indice de pauvreté de 9 sur 10 à l’école de mon quartier….
Vous allez virer BLEU…
Croyez-moi, j’donne pas ma place….
Anticipez- bien…
Donnez des ressources aux familles, aux enfants, aux tourments….
Parce que je vais vous rentrer dedans, si jamais la pauvreté retouche encore à mes enfants…
Un volubile. Un passionné de l’espèce humaine. Un récepteur sensoriel combiné à un diffuseur de bonheur, André Sauvé est un génie dérivatif controlé.
André, je l’ai adoré dès la première fois où je l’ai vu à la télévision. C’est un phénomène à décortiquer et à redécouvrir encore et encore (D’Ailleurs, a-t’il un blog?). Un homme avec une voix qui porte, un comédien, un écrivain, une marionnette affranchie (Il a dû jouer au cirque lui, m’enfin, ça ou le cirque s’est joué de lui…), un bourreau de divan, un empêcheur de tourner en rond?, un contorsionniste de l’esprit, André Sauvé est un artiste polyvalent, exalté, exubérant, sensible et complètement allumé!
Vous aurez beau avoir vu et revu les numéros, il y a tellement de liens, tellement d’images qui se fondent et se confondent…, c’est peu dire!
L’entrée en matière fut un délice. (Il est vraiment agréable d’être reçu par quelqu’un qui prend autant plaisir à côtoyer et à analyser l’espèce humaine, aussi tordue puisse-t’elle-être!) J’avais au préalable vu quelques-uns des sketchs présentés, mais cela n’enleva en rien le pur délire de bonheur qui fût dissout dans l’air aussitôt l’un de ces comprimés condensés tels des poupées russes ne retournant pas toujours en leur socle, de nos 4 vérités à toé pis moé entremêlées!
Il le dit lui-même.
SI VOUS ÊTES TOUS ICI C’EST PEUT-ÊTRE PARCE QUE VOUS ÊTES PAS TOUS LÀ.
Un être si petit, si Viiiiiieeeebrant. Un être qui ouvre une porte infiniment grande sur notre capacité à rire de nous, qui orchestre aussi habilement que fébrilement nos interrogations et nos motivations (ne serait-ce que pour nous permettre de changer et de rire de ce que nous fùmes et de ce que nous serons encore…).
Un îcone. L’humanité qui fesse dans face de ceux qui foncent. Un optimiste. Un humaniste. Un feu d’artifices émotif. André c’est la cigarette après la baise de celui ou celle qui n’est pas venu(e). C’est le speed-pass à la Ronde quand t’es pogné dans le traffic des glissades d’eau.
André, c’est l’humoriste de l’année!
Entrez dans sa bulle fantaisiste et méticuleusement réaliste de notre société.
Vous ne le regretterez pas!
Chapeau! Et des tonnes de Rappel!
MOUTARDE!
Tags: andré sauvé
Posted by mandoline on Sep 21, 2008 in
Mythes et légendes urbaines
Repérage dans le temps : 16h42 à 11h52
Objet : Bilan poche de salle d’attente
But : –> Obtention du code de priorité établi entre le 1 (Code Lâche ta sandwich pis ramène ta fraise) et le code 5 (On va l’envoyer tellement souvent se faire réévaluer entre la salle A et la B, qu’il va finir par s’écoeurer et s’en aller! Sans compter que le seul petit bâtard qui a vu 4 fois ni plus ni moins le médecin dans les 3 dernières heures, est un petit comédien recruté par l’hopital elle-même dans le but de faire croire à ses usagés que le service bat son plein!).
–> Obtention d’un entretient avec le médecin : …
L’éclairage est hyperactif. Les propos, tantôt drôles, tantôt anémiques. C’est une salle terne comme toutes les autres où l’architecte de l’anti-confort a dessiné les bancs les plus désagréables qui soient. Il y a une affiche où des mémos défilent à l’attention des usagés sur laquelle il est inscrit ”Vos gencives saignent, c’est peut-être un signal d’alarme, consultez” sous une femme assise là 18 heures durant. 18 heures à attendre que finisse la couche qui pousse la note jusqu’à ce qu’elle fauche la vie installée en elle 3 mois plus tôt…
Autour de moi, il y a 10 bouches pour s’inquiéter de la vie. Des mains pour joindre l’espoir, permettre le rêve aussi. Des regards pour figer le temps, ~un peu comme Hiro dans Heroes~ pour attendrir les cordes sensibles et adoucir le vide. 10 bouches pour tricoter l’ennui et oublier, oublier cette nuit surtout, parfois là en soi ou en ceux qu’on aime. 10 bouches pour tout autant de constats différents. La scolarité, la température, les élections de président de classe à venir ou du peuple que nous sommes qui se cherche, éparpillé qu’il est devant toutes les avenues proposées. 10 bouches que la faim tord, que la fatigue étire, que l’ironie déforme, que l’attente crispe…
Un médecin tourne le coin. La famille est là, tout prêt, s’accroche. C’est une bien drôle de scène que celle-ci. Nous sommes là à nous languir, l’écume à la commissure des lèvres quant à l’odeur des restes de volaille laissés pour compte dans la desserte plus loin. Des policiers resserrent l’entrée, devenant les principaux responsables de ces questions enfantines qui nous prennent au dépourvu : ”Qu’est-ce qu’il a ce monsieur maman? Est-ce qu’il est mort? Est-ce que c’est sa maman là-bas? Pourquoi?
Un drap blanc referme la scène, voile notre impatience, boucle l’intrigue. Fût-ce le même drap blanc qui, quelques heures plus tôt, enveloppait le jeune poupon tout frais sorti?

Constats Anodins :
* Une lame de patin dans un tendon ça te ‘’scrape” une saison de hockey.
* Dormir avec la colonne en Z c’est pas une très bonne idée.
* T’es mieux de saigner du nez que du cul si tu veux avoir une preuve tangible de ce que tu avances au triage.
* Quand tu passes 18 heures à l’urgence, la moindre des choses c’est de tout faire pour ne pas y retourner!
Y’a comme un point de non retour quand on a dépassé les bornes. Comme si un coup la limite de la décence dépassée, plus rien ne servait à nous contenir, à faire imploser ce goût de renoncer, de s’affranchir du vice.
”Visse pas ta vie comme tu poses une tablette fille, en te mettant le niveau s’a discipline. Laisse donc ça aux autres, ces vieilles rengaines de boule-à-mites… Y a rien de pire pour se faire un mythe du bonheur… Mais penche pas trop vite d’un bord la petite, parce que ça va vite, dégringoler, quand on a la pédale collée au plancher…
Parfois, on a beau vouloir s’enligner ben drette, les obstacles se tiennent pas toujours rangés s’a chaussée…
L’orgueil est jamais ben bon pour calculer la petite. Le jugement revire souvent de bord sur l’impasse de se saisir. Ça donne rien de blâmer les secousses qui sévissent en toé. Laisse-aller, laisse donc la vie entrer…
Se sauver la face, c’est un peu comme se charcuter le devenir. Demande aux toubibs. T’aura beau t’inquiéter de tous les centimètres carrés sur lesquels ton cul aura ben voulu se poser pis de tous les cataclysmes de raz-de-marée entre tes cuisses, y aura jamais de lifting breveté pour les souvenirs que tu balaies sans vouloir les enfourcher…
C’est maintenant qui faut vivre fille.
On remonte pas le temps comme on se remonte la face. C’est un peu comme se priver de manger quand tu fais juste t’abreuver. T’as vraiment envie de ressembler à ces bonnes femmes qui ne savent plus regarder un homme, sans lui balancer hiroshima en pleine gueule pour ne savoir les désirer?
Pis la vie tsé, même si tu te bas à corrompre les astres de te laisser faire l’éclipse sans jamais noicir la perception de ceux qui savent pas se faire aimer comme toé, ben fille, laisse moi te dire une chose. On peut pas être la lune pis l’soleil sans faire ombrage à ceux qui nous entourent! Pis après toute, pourquoi la vie ça serait si compliqué, hein?
À quoi bon se fixer le cathéter sur le piton des amours pis de laisser n’importe lequel vautour se brancher sur ton soluté, que tu me dirais. Mais t’as rien compris on dirait. C’est pas l’affection qui se revire contre toé quand tu te mets à te sentir souillée comme une trainée, c’est l’estime de toé que tu laisses se faire piétiner, quand tu te refuses à t’aimer, à te donner.
Le vice, ça sert aussi à s’affranchir du vide la grande. Parce qu’on vit dans un drôle de monde. Y en a d’un bord qui vont croire que parce qui font toute ce qu’ils apprennent à l’église, ils moisieront pas en enfer en se frottant les gosses sur les plottes de leur femmes, qu’Ils engrossent sans même avoir pris la peine de les regarder vieillir.
Vis fille. Enfourche là, ta sagesse. Fais là se culbuter avec l’ivresse qu’ à revienne te supplier de la laisser recommencer. Ça vaut mieux que de ne jamais se plisser le fond de culotte et de chevaucher une selle pas faite pour toé, le regard noyé, l’esprit coincé pis les fesses serrées…
Y a dans la pudeur, comme un affront à la complicité. Parfois quand y a des guerres, ~autant celles que t’es si bonne pour faire en toé~, y a des frontières à violer, pour reconquérir sa dignité. Parce qu’on est des bêtes fille. Aussi absurde que ca te semble être, quand t’ as envie d’en mettre un autre sur le carreau.
On est des affreux d’chihuahua vêtus comme des rats avec des coats de laine, pis le désir dissimulé sous l’étendue de poil où se cache toujours la même rengaine : l’envie de japper, de s’agripper, de faire trembler le monde entier…
Laisse le sexe te couler d’in veines. Arrête de t’mettre l’amour en quarantaine…
Bois le, laisse le entrer.
Pourquoi la vie ça serait si compliqué?
Awaye. Les jambes en l’air pis des oeillères. Anyway fille, même ceux qui n’essayent pas, finissent par en être irrités…
**** Oreilles chastes, s’abstenir****
Wake-up call. J’ai la tête qui tourne. Ce qui fut un refuge accueillant n’est plus. La maison semble avoir reçu la visite d’une de ces drôles d’équipe qui ficellent les campagnes électorales. Il y a un périmètre fait de tous les détritus de la veille, une scène de crime improvisée sous le coup de l’impulsivité, une course effrénée vers la volupté. Un chef d’oeuvre contestable. Quelques verres au contenu déversé, parmi le fouilli de nos déguisements dispercés dans l’animosité ~s’il fallait en plus que nous affichions ouvertement au dehors la merde qui nous parcoure au dedans~.
Une jupe de rhum, un lit de scotch, une glace en bouche pour diluer l’envie. Étirer le temps, aussi. J’aurai eu au visage le seul monopole considéré comme étant mon dû, ma redevance. Esclave, soumise. Tu m’auras bien eue. Saleté de vipère au calmant exécrable. Et ta langue. Cette hypocrite sournoise qui sillonne les vallées de mes seins en quête de leur sommet lascif, transi. Cette investigatrice sans vergogne qui défriche mes terres ~à peine aies-je eu le temps de me rendre compte du subterfuge, tu étais déjà à arpenter mes cuisses, à renflouer ma rivière.~ Amant calculateur, expéditif : tu aimes tes proies saignantes, gisant dans l’engrenage du désir. Paralysées, envoutées. Dévergondées. Et toujours cette langue. Ta langue comme un gros muscle hystérique et mongol. Elle me rend folle.
Tu humectes le contour de mon antre. Je cède. Non, pas encore. Ce torrent démentiel en moi vaut toutes les secondes où tu te languis de moi. T’aggriper le menton, te faire des misères. Te refuser l’accès à ma chair. T’avoir à ma merci. Ma raison te blasphème, au rythme des spasmes qui m’assènent. Violente contradiction : Je déteste crever d’envie pour toi. J’aime te détester, détester ce que j’aime en toi. Te repousser, te ressaisir, attiser la tentation pour mieux t’émoustiller. Ne faire qu’un avec ta langue. Ton venin. Ta langue comme une réduction de ta queue. Moins les perversités qu’elle seule arrive à déblatérer, à maitriser. Ta langue comme une chaude bruine d’été, un vent d’alizé sur mon sexe dévoilé. Saleté de venin. Abject, vil. Initiateur de tous les périls. Désir maudit, véniel.
Des fesses aussi pour pardonner toutes les abominations du ciel. Rondes et fermes. Jalouses comme un bulbe qui possède sa fleur, tient en laisse ses pétales, son odeur. Ou plutôt fut-ce moi, l’envieuse? L’enjoleuse rageuse de ne jamais s’être fait servir de la sorte, de s’être fait remuer ainsi, sans ménagement aucun. Et cette façon sale et sordide de m’aimer, d’aimer ce corps plutôt, ce corps faible qui ne sait que me trahir et te servir, quand tu te rue en moi, bien qu’en ma tête seulement encore, avec une voracité calfeutrée, une animosité dépravée, débauchée… Si seulement j’arrivais à me resaisir, à diluer ces rêveries comme on le fait une fois endormi, en balayant d’un regard ou d’un geste les êtres, les évènements (nos peaux mouillées qui s’entrechoquent, damnées images mouvantes qui ont le mérite insigne de me leurrer quant à l’emprise que j’ai sur toi au petit matin) les choses et les obstacles. Ou à les réanimer, les faire perdurer aussi…
Un respir à mes oreilles et un regard pour tous les non-dits… L’évidence est que tu feras se chevaucher le jour jusqu’a ce qu’il ne fasse plus qu’un avec la nuit…
Posted by mandoline on Aug 23, 2008 in
Essais littéraires,
Reconnaissance
Il y a une jeune femme tout près du quai. Je ne sais trop si elle marche ou si elle piétine le sol -comme le ferait un chat qui s’ apprête à s’étendre- mais ses jambes semblent ne plus coordonner l’ accélération de la multitude de pas qui rendrait raisonnable un tel type d’activité ou, du moins, raisonnable de le qualifier de la sorte… Elle fend l’air de ses bras, soulevant une vague de poussière qui contraste avec l’éclairage de ce crépuscule mirobolant -on dirait l’éclat d’un diamant sous le poids aveuglant de milles lunes- m’empêchant de confirmer ce qu’ il m’a semblé constater : avoir scruté le silence en face, sous des projecteurs célestes. Oh, je n’aurais point de témoin pour appuyer mes dires, -les gens ont tellement la frousse lorsqu’ils craignent d’être pris au dépourvu, alors imaginez s’ils fallait en plus les prendre à défaut- personne donc, cette nuit là, n’a crié à l’imposture. Il aurait été plutôt ironique de branler l’étiquette de la calomnie sur cette beauté angélique, mais une chose est sûre : jamais le silence ne m’est apparu si joli, si calme et apaisant…
Puis, de plus en plus rythmée, sa démarche finit par ressembler aux ondes qui se répandent lorsqu’une pierre ricoche sur l’eau. Plus elle rebondit -avec toute la véhémence que l’on reconnaît aux véritables artistes- plus elle semble rejoindre une dimension élargie de spectateurs, qui semblent amusés et fascinés en parti, à l’opposé, il y a quelques hommes qui semblent crier leur amour dans toutes les langues de la terre. Dans ce recoin, sous l’arche des arbres, l’éclairage est anémique et propice aux coins d’ombres, je devine à leurs regards insistants, les caresses illicites qu’ils joignent à la lune envieuse de les lui dérober. Elle. Le tout-en-un qu’il en dégage, avec sa robe de cendrillon, une bohème des temps modernes. Elle virevolte avec la grâce, la finesse et la délicatesse d’une orchidée, n’ayant de flair que pour les limites qui lui permettent de ne point se retrouver éclaboussée par les algues qui ont fait de cette rivière une forteresse entre les espèces marines et terrestres. Point de flair, car elle ne semble pas s’apercevoir que nous sommes là à la contempler. Cette distraction mystérieuse. Élancée. Insouciante. Ou plutôt s’abreuve t-elle du spectacle que nous offrons, alléchés par tant d’ouverture, de dévotion et de candeur quant à sa délicieuse prestation. Peut-être pas après tout. Peut-être qu’ elle ne s’ en soucie guère -peut être sommes nous tous un peu comme cette femme, à l’affût d’un endroit où les passants immobiles enlaceraient le temps, le temps de l’arrêter tout simplement, de le dorloter, ne serait-ce que pour le soumettre à ce qu’il est en réalité : Un leurre.-
Peut-être n’y a t’il point de raison à tout celà, un peu comme une fougère dont chaque branche se dispute une direction et qui trouve sa véritable beauté dans son ensemble bien plus que dans l’opposition…
Quelqu’un a dit : Tout est superflu, le vide aurait suffit. J’ en remercie l’orchidée pour le sens qu’elle aura su lui apporter, en silence.
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Je prends consience de ce qui m’ entoure, m’ en dégage pour mieux l’ apprivoiser. En amont, il y a une catafalque pour les erreurs passées, un sarcophage pour condamner le trop plein, ceinturer la rage surtout, entre deux répits à s’ laisser piétiner le bonheur. Sur la table, traînent des amas de cire déguisés en chandelles, une constellation élégamment orchestrée pour adoucir un plafond dégarni d’ émotions. Un signal d’ alarme pour tous mes sens, un coup de fouet cervical, comme une nécessité à ancrer un peu de ciel en ces murs, obstacles à l’ accession vers cette intangible voûte céleste. Un éclair de conscience foudroyant, pareillement à un frein sur mon besoin d’ analyser, de classer, de raisonner l’ insensé; tant en moi qu’ en dehors de moi, pour le devenir, pour me conquérir, moi. Pour jouir des silences, comme un cataleptique qui n’ fait son sens qu’ en s’ affranchissant de la stupeur corollaire, de l’ hébétude et de la maladresse de n’ savoir arracher à l’ amour que des caresses analphabètes, épistolaires. Fantasmer un peuple d’ amants qui se font offrande de vie sur des lits de sueurs pour le simple besoin puéril de figer les heures, qui se font voraces sur le fond pour mieux déconfigurer la forme, pour mieux répendre l’ extase en badigeonnant les ruelles de quartier, afin que le désir sème la torpeur sur les moeurs avilissants…
Une peinture à grande échelle, où chacun se risque à se laisser-aller, quitte à s’ en faire imploser le coeur, servirait-elle à tétaniser tout un continent en mal d’ aimer?